Un grand merci à ForEver de m’avoir accueillie pendant ces deux mois de stage, ainsi qu’à Marc Genetti, avec qui j’ai beaucoup appris.
Ce stage a été très enrichissant et m’a permis de découvrir l’actualité locale sur le terrain. En suivant Marc Genetti dans son quotidien, j’ai pu réaliser des interviews, rencontrer des personnes fort sympathiques, monter des sons avec toutes les difficultés que ça comprend et prendre petit à petit confiance en moi.
Ce stage a été marqué par des moments d’hésitations, des peurs, des doutes, des déceptions, mais également des moments de joie et de fierté. Et c’est un honneur de l’avoir réalisé aux côtés de Marc Genetti.
ForEver est une radio indépendante et locale basée à Bègles, en périphérie de la ville de Bordeaux. À l’origine deux radios distinctes, Gold FM, ancienne radio officielle des Girondins de Bordeaux, et RBA, qui diffusait sur le Bassin d’Arcachon, ForEver a été créée afin d’assouvir un rêve mûrement réfléchi d’un associé de la radio SWEET FM, originaire de la région.
C’est en 2022 que la fusion des deux anciennes structures se fait, rachetées par Wilfried Tocqueville, l’actuel propriétaire de ForEver et également copropriétaire de SWEET FM, et créant une nouvelle radio.
ForEver fait partie du groupe Sweet Média (propriétaire de SWEET FM, une radio également indépendante, avec des journalistes basés dans plusieurs régions : Pays-de-la-Loire, Centre-Val-de-Loire, Eure, Seine-Maritime, Orne et Calvados). Qualifié de « petite sœur de Sweet Fm » par Marc Genetti et M. Tocqueville, cette radio indépendante a opté pour une playlist musicale axée sur les années 90/2000 (allant des hits nationaux à internationaux) une tranche qui tend à se démocratiser grâce à sa remise aux goûts du jour par les jeunes générations. Ce choix lui permet de se distinguer, malgré certains grands concurrents nationaux, possédant des antennes en régions telles que Cherry FM.
La diversité des sujets traités et l’actualité certifiée 100% locale plaisent aux différents auditeurs rencontrés lors de nos interviews. ForEver donne également la parole à chacun, ce qui lui permet d’être plus accessible et plus apprécié du public.
Marc Genetti est le seul journaliste de la rédaction. Entre les matinales, de 6h à 9h (et les rediffusions à 10-11-12h) et les aller-retours assez fréquents, de journée comme de soirée, entre Bordeaux et le Bassin d’Arcachon (3/4 fois par semaine en moyenne), sa charge de travail est conséquente.
En cas d’absence, l’actualité locale est remplacée par des informations moins régionales et davantage nationales, une décision pénalisante qui ne permet pas aux auditeurs de se retrouver, comme c’est le cas habituellement. Leur objectif est d’employer un second journaliste à plein temps afin d’assurer un passage à l’antenne lorsque ce genre de cas se présente et d’éviter, voire de stopper complètement les allers-retours sur le Bassin.
Pendant deux mois, j’ai eu l’occasion de travailler aux côtés de Marc Genetti, seul journaliste à Forever la Radio à Bègles. Cette expérience m’a permis d’en découvrir un peu plus sur le métier de journaliste en général, mais également de perfectionner mes compétences en radio. Ce stage a été marqué par des moments de doutes, de déceptions, ainsi que quelques surprises.
Dès le premier jour, nous sommes allés sur le terrain, la base du métier de journaliste. Nous avons assisté à des conférences, nous sommes allés à des rendez-vous et nous avons passé une partie de la journée à la radio pour du montage et de l’antenne. Dès le premier jour donc, j’ai vécu une journée « type », si tant est qu’il y en ait, puisque les journées ne sont jamais les mêmes. C’est le métier qui le veut, à la fois toutes similaires et différentes, encore plus en radio. Le seul impératif : le direct. Les rendez-vous toutes les 30 minutes de 6h à 9h, puis les rediffusions à 10h, 11h et midi. Cette souplesse m’a permis de ne pas travailler sous-pression, chose que je ne gère pas bien, et de faire correctement mes montages sur Audacity, en essayant de les rendre les plus parfaits possibles.
Le matin, dès mon arrivée à la rédaction, je me mettais directement à mes enregistrements. Certains me prenaient du temps, d’autres non. Tout dépendait du nombre d’angles que je pouvais réaliser dans une même interview. De deux à cinq voire six angles par son. Rares sont les sons qui ont atteint plus de six angles. Ce sont les plus compliqués à monter puisqu’ils durent en général pas loin de dix minutes. Il faut donc bien rester concentré.
Tout comme le terrain. Il m’est arrivé plusieurs fois d’y aller seule, sans Marc, ni journalistes que je connaissais. La concentration était primordiale afin de bien connaitre le sujet qui était abordé et de pouvoir relancer la personne interviewée pour nous orienter vers des sujets pertinents, qui intéressent l’auditeur. Aller sur le terrain seule a été ma partie favorite de ces deux mois de stage. Elle m’a permis de prendre plus confiance en moi, de développer un peu mon autonomie et d’approfondir le fond de mes interviews en posant des questions toujours plus poussées.
En parallèle, mes tâches étaient bien diverses : écritures de lancement, lorsque le sujet avait été réalisé par moi, recherche d’informations sur les personnes interviewées, ou encore exercice de faux flashs. Le passage à l’antenne de mes productions était précédé de l’introduction : « au micro de Lou-Ann Risse ». Afin d’indiquer que j’avais quasiment entièrement réalisé le reportage. Les lancements ou les relances des interviews étaient souvent là pour ajouter une précision dite en off, mais non présente dans l’enregistrement, ce qui pourrait amener à une confusion par manque d’informations. Quant aux flashs infos, du fait que je ne pouvais pas passer à l’antenne, Marc Genetti m’a gentiment proposé de m’exercer en réalisant des flashs infos non publiés, avec le jingle de la radio. Dans un premier temps soulagée de ne pas passer à l’antenne, ce qui, je l’espérais, serait un stress en moins, j’ai par la suite été un peu déçue de ne pas avoir pu en réaliser au moins un qui aurait été diffusé.
Les journées d’un journaliste radio sont longues et bien complètes, encore plus celles d’un journaliste passionné par son métier, qui n’hésite pas à travailler les week-ends et les jours fériés. Marc Genetti est un de ces journalistes.
ForEver est une petite radio qui ne comprend qu’un journaliste, Marc Genetti, et un chargé de promo, Guillaume Carles. Faire l’organigramme du groupe Sweet Médias me semblait donc plus intéressant.
D’autant plus que SWEET FM et ForEver partagent toutes deux les mêmes rédacteurs en chef et rédacteurs en chef adjoint, président, directrice générale, ainsi que le service administratif et commercial, le service communication et celui qui concerne la coordination d’antenne et technique. Sans oublier la mascotte : Rajah.
Tous les services sont régis au siège social de Sweet Média, situé au Mans, dans la Sarthe.
L’organigramme de l’équipe de Sweet Médias, qui comprend deux radios : Sweet FM et ForEver
©Lou-Ann Risse
Journaliste radio depuis plus de 30 ans, aux quatre coins de la France, il a acquis une certaine expérience que j’admire beaucoup. Il est donc à même de parler des évolutions dans le milieu de la radio, puisqu’il a connu le Nagra à bande magnétique. Un appareil analogique, qui ne fonctionne pas du tout comme les appareils numériques d’aujourd’hui. Par la suite sont apparus les premiers appareils numériques, puis les Tascam et les micros Rode que beaucoup de journalistes utilisent aujourd’hui.
Le Nagra à bande magnétique est un des premiers appareils pour les enregistrements à la radio. Marc ayant commencé la radio dans les années 1985/86, il utilisait un magnétophone Nagra IV ou IV-S amélioré, lourd et encombrant.
C’est dans les années 2000 que la radio change sa façon d’enregistrer. À la poubelle l’analogique, place au numérique ! Le Nagra-D numérique sort et c’est une révolution pour la radio. Moins lourd, plus performant, il fait des heureux.
Passage aux années 2010 avec l’arrivée du Tascam DR-40. Bien plus simple d’utilisation, cet appareil léger peut se glisser dans une poche. Beaucoup de radios utilisent encore aujourd’hui cet appareil. Ce n’est pas le cas de ForEver.
Avec leurs micros sans fil et leur prix imbattable, c’est au tour de Rode de rentrer sur le marché. Depuis quelques mois, c’est le nouveau micro que Marc utilise, plus léger et plus pratique, il y a juste à ajouter une bonnette à l’effigie du média.
Mon premier enregistrement
Mon deuxième enregistrement
Mon troisième enregistrement