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Images de l'émission Cash Investigation, France 2

La fameuse phrase d’introduction de l’émission Cash Investigation « on a enquêté sur leurs petits et leurs grands secrets, suivez-moi » a retenti le 6 février dernier. Cet épisode s’est penché sur l’empire commercial de la famille Mulliez, propriétaire notamment des enseignes Decathlon, Auchan, Leroy Merlin et Norauto. Cette enquête approfondie a révélé plusieurs aspects controversés des pratiques de ces géants du commerce français.

Cette investigation s’est particulièrement concentrée sur Decathlon. Il est en effet dénoncé que la 7e fortune de France, qui contrôle près de 130 marques, a recours au travail forcé des Ouïghours, une communauté musulmane d’Asie, souvent exploitée ces derniers temps. L’équipe de journalistes a également constaté la présence d’une enfant de 12 ans dans l’usine de Chine.

L’argent est aussi un point central de cette enquête, puisqu’elle a révélé que l’entreprise a distribué 1 milliard d’euros de dividendes (de revenus) à ses actionnaires en 2024, tandis que d’autres enseignes du groupe rencontrent des difficultés financières.

Cash Investigation s’est par ailleurs intéressée aux pratiques fiscales de la famille Mulliez. Certains membres de la famille se sont exilés fiscalement en Belgique et les collections de holdings (des regroupements de sociétés), qui contrôlent les enseignes du groupe, sont toutes situées au sein de pays frontaliers à la France, permettant ainsi une optimisation fiscale.

L’épisode d’ARTE intitulé « Hongrie : crise de la natalité, la méthode Orbán » explore, ce dimanche 9 mars, les politiques natalistes mises en place par le gouvernement de Viktor Orbán, l’actuel 1er ministre du pays, pour contrer le déclin démographique du pays. 

Depuis les années 1980, la Hongrie connait un déclin marqué avec plus de décès que de naissances. En 2010, la population est tombée sous les 10 millions d’habitants pour 93 030 km2, quasiment la superficie du Portugal. 

Viktor Orbán a donc décrété que la natalité était une « priorité nationale », allant même jusqu’à affirmer que les Hongrois sont une « espèce en voie de disparition ». Le taux de fécondité est passé de 1,2 enfant par femme en 2010 à 1,6 en 2023. Ce chiffre reste en dessous du seuil de remplacement, situé à 2,1. Le seuil de remplacement est le nombre moyen d’enfants par femme nécessaire pour que chaque génération en engendre une suivante de même effectif, selon l’Insee. 

Afin de stopper cette crise de la natalité, Viktor Orbán compte repenser l’exonération à vie des impôts pour les mères ayant un nombre d’enfants suffisant, en passant de trois et plus, à deux et plus en 2026. Cette proposition est suivie de multiples allocations familiales et de subventions, dans le but d’encourager les mariages et les naissances, ainsi que de la gratuité des traitements, comme la fécondité in vitro.  

Images du reportage "Hongrie : crise de la natalité, la méthode Orbán", Arte
Reportage : France 24. Ancien élève de l'établissement Bétharram, fondateur du collectif des victimes de l'école, Alain Esquerre
Notre-Dame de Bétharram, un collège-lycée catholique dans le sud-ouest de la France ©Philippe Lopez, AFP

L’affaire Bétharram est un scandale de violences sexuelles et physiques qui a secoué l’établissement catholique Notre-Dame-de-Bétharram à Pau, en France.

L’affaire a éclaté en février 2024 lorsque le parquet de Pau a reçu une vingtaine de lettres dénonçant des actes de violence, d’agressions sexuelles et de viols commis entre les années 1970 et 1990. Depuis, le nombre de plaintes a augmenté, atteignant 132 selon le collectif des victimes.

Les faits allégués s’étalent sur une période de près de 50 ans, de 1957 à 2004, et impliquent des religieux, des professeurs et des surveillants laïcs. Les victimes, âgées de 8 à 13 ans à l’époque, rapportent avoir subi des actes sexuels forcés, des châtiments corporels, des menaces et des humiliations.

En février 2025, l’enquête a connu une accélération avec la mise en garde à vue de trois hommes nés en 1931, 1955 et 1965. Suite à ces gardes à vue, un ancien surveillant de 59 ans a été mis en examen pour viol et agression sexuelle aggravée. Il est accusé de faits commis entre 1991 et 1994, ainsi qu’en 2004.

L’affaire a pris une dimension politique, mettant le Premier ministre François Bayrou dans la tourmente. Bien qu’il affirme n’avoir jamais été informé des agressions par le passé, son rôle est questionné, notamment en raison de ses liens avec l’établissement.