Leader du groupe D avec trois victoires en trois matches, la France savait que ce soir pouvait sceller sa qualification pour la Coupe du Monde 2026, à condition de l’emporter. Mais cette soirée ne fut pas celle qu’ils attendaient.
Les Bleus rentrent aujourd’hui bredouille du Grand Nord. Avec une égalité parfaite de 2 partout, les Français rentrent bredouille du Grand Nord. Une soirée glaciale, des tribunes bouillonnantes, et un parfum de rendez-vous manqué pour l’équipe de France. Sans son capitaine Kylian Mbappé, blessé à la cheville, et privée également d’Ibrahima Konaté, contraint de renoncer, les Bleus abordaient cette rencontre décisive face à l’Islande avec une équipe remodelée. Florian Thauvin, pour sa première apparition en qualifications, complétait le dispositif tricolore.
Tout de blanc vêtus, les Français se présentaient avec Mike Maignan, brassard au bras, en capitaine. Le plan se dessinait vite : pressing haut, contrôle du ballon, étouffer l’Islande dans ses 20 mètres. Dès les premières minutes, Nkunku tentait un corner, promesse d’un départ tonique. Reykjavik, pourtant, vibrait sous les acclamations islandaises, entrainées par l’attente et l’espoir.
Il fallut près de dix minutes pour que les joueurs locaux touchent enfin la balle. Les Bleus dominaient techniquement, mais les malus s’accumulaient : pertes de balles, passes imprécises. À la 15e minute, Jules Koundé déclenchait une lourde frappe du pied gauche, obligeant Olafsson à se détendre. Peu après, Lucas Digne tentait une frappe audacieuse depuis le milieu du terrain, observant le gardien avancé .
Les Islandais ouvrent le bal
Les offensives se multipliaient — Olise, Mateta, Digne, Koundé — mais aucune ne trouvait la faille. Il y avait de la vitesse, de la puissance, du contrôle, mais chaque séquence se brisait sur le bloc compact islandais. À la 26e, Gudmundsson, 19 ans, tentait sa chance ; un frisson traversait la défense française, mais Maignan restait impassible. Pendant que l’Ukraine ouvrait le score contre l’Azerbaïdjan, le stade islandais commençait à s’assoupir dans cette première période pauvre en dénouements. Un coup franc d’Olise flirtait avec le poteau du corner, repoussé par Olafsson. Et puis, soudainement, à la 39e minute, la claque : l’Islande inscrivait le premier but. Les Bleus, jusque-là maîtres du ballon, se retrouvaient démunis.
Les Français butent face au mur Islandais
Vendredi à Paris, les Bleus avaient balayé l’Azerbaïdjan 3-0. Ce soir, l’affaire était d’un tout autre ordre : un adversaire regroupé, une atmosphère hostile, un terrain où même l’assurance française semblait s’évaporer. Là où Mbappé aurait pu ouvrir les portes, ses coéquipiers butaient sur un mur. Celui que les Islandais arboraient en seconde partie du match, face au jeu lent des Français.
Durant la seconde mi-temps, les Islandais arboraient une défense solide, plus que pendant la première partie du match. Face au jeu lent des Français. L’ancien Parisien Nkunku, membre du trio offensif, revient sur son pied droit, ajuste parfaitement son tir et accorde le premier but du match à l’équipe de France, qui semble se réveiller durant cette deuxième mi-temps, autant pour la course à la qualification que pour éviter de repartir du nord les mains vides. Jean-Philippe Mateta tente lui aussi son coup, tire, et marque. Il accorde ainsi le second but aux Bleus. Cependant les Islandais ne se découragent pas et égalisent deux minutes seulement après, en raison d’un vide gargantuesque dans la défense des Français.