Après quatre mois au sein de la rédaction de Point de Vue, je souhaitais remercier infiniment l’équipe de m’avoir accueillie, aidée et soutenue tout au long de mon stage. Thomas Pernette, chef du service Royautés, Candice Dupret, au service Newsroom, Pauline Sommelet et Raphaël Morata, nos supers rédacteurs en chefs, mais en particulier les reporters : Fanny Del Volta, Jérôme Carron, Marie-Eudes Lauriot Prévost, Olivia Micenmacher, Victoire Brunet, Marion Prudhomme, Laura Buys, Chloé Friedmann, Lilian Delhomme, Zoé Tison et j’en passe ! L’entièreté de la rédaction m’a accompagnée durant ces quatre mois, ponctués de hauts…et de bas !
Point de Vue est un magazine hebdomadaire, fondé en 1945 par trois résistants partisans des FFL (Forces Françaises Libres). D’abord indépendant, il fusionne assez rapidement, en 1948, avec le magazine Image du Monde, lui créé en 1944.
Disponible tous les mercredis en kiosque à Paris et sur abonnement partout en France mais également dans le monde entier, le magazine a de nombreux actionnaires : Stéphane Bern, la famille Pinault, par conséquent la holding Artémis et Royalement Vôtres Éditions, une maison d’édition dirigée par Adélaïde de Clermont-Tonerre, cheffe de la rédaction.
Le titre a accueilli de nombreux grands reporters et photographes au cours des années. Si le sujet principal du magazine peut être considéré comme un peu niche, des années 50 à aujourd’hui, il reste une référence en matière d’informations royales.
En 1990, tout dérape. Point de Vue Image du Monde, le nouveau nom donné au magazine lors de sa fusion, disparaît. Laissant de nouveau place au simple titre Point de Vue. Image du Monde n’existe plus en tant que média hebdomadaire. La rédaction a fait le choix d’en faire un trimestriel hors-série du magazine Point de Vue, en 2006, ce que les journalistes de l’équipe appellent IDM.
Point de Vue fait son apparition sur le web assez rapidement. En 2016, une multitude d’articles, gratuits et payants sont intégrés sur le site, sur toutes les thématiques.
Le magazine se fait connaître une dizaine d’années plus tôt, lorsqu’il sort en exclusivité un article sur l’idylle de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy. Plus qu’un simple magazine people, les journalistes de Point de Vue écrivent quotidiennement des articles sur les têtes couronnées du monde entier, sur des dossiers et faits historiques majeurs, sur notre patrimoine, sur la mode, la joaillerie, le lifestyle et la culture sous toutes ses formes.
Sur les réseaux sociaux, l’avancée est tout autre. Fondés entre 2023 et 2024, les comptes ont longtemps été de simples supports, pas vraiment développés, ni souvent utilisés. En décembre 2024, l’arrivée de Mailys Brunel change la donne. Lors de son stage de deuxième année, elle a donné un coup de boost et de fraicheur aux réseaux sociaux en créant de nouveau du contenu. À la suite de ce renouveau au sein de la rédaction, Point de Vue embauche celle qui s’en occupera le mieux : Zoé Tison.
Point de Vue est un magazine aux multiples facettes, exigeant et traditionnel sur le papier, mais qui ne cesse jamais d’évoluer.
Lancé le 23 mars 1945, afin de remplacer Match – l’ancêtre de Paris Match –, Point de vue a donc été fondé par des anciens des Forces françaises libres (FFL).
C’est Marcel Bleustein-Blanchet, également fondateur de Publicis, un grand groupe publicitaire, qui trouve son nom au magazine, alors qu’il était à Londres. Pionnier de l’univers de la radio, il obtient de nombreuses décorations à la suite de la guerre, dont celle de la Légion d’Honneur.
L’idée de créer un « magazine d’information illustré » venait sans nul doute du Général Édouard Corniglion-Molinier. Patron des Studios de la Victorine, producteur de Drôle de drame, compagnon de la Libération, homme politique de la IVe République, pilote de chasse et journaliste : le français possède de nombreuses casquettes.
Celle qui nous intéresse le plus ici est celle de membre des FFL. Édouard Corniglion-Molinier sera résistant du début à la fin.
Lazare Rachline, alias Lucien Rachet ou « Socrate », était un industriel, un des fondateurs de la LICRA, la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme, et il est le représentant du général de Gaulle lors de la libération de Paris. Le russe n’en est donc pas à son coup d’essai lorsqu’il participe au lancement du média L’Express, en 1953.
Lazare Rachline passera l’entièreté de sa vie à lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Des causes qu’il défendra, même pendant les deux guerres mondiales.
Ponctué de hauts et de bas, mon stage a été formateur de A à Z. Et j’ai appris aux côtés de journalistes talentueux, venus de tous les horizons. Certains n’avaient jamais fait de journalisme avant Point de Vue, d’autres avaient fait de la télé, de la radio ou encore de la presse people.
Tous avaient quelque chose à m’apprendre : sur mon style d’écriture, ma plume, mon vocabulaire, ma syntaxe, mon instinct, mon esprit, mon inspiration…
Quoi qu’il en soit, ce stage m’a forgée et a eu un impact sur ma pratique journalistique. J’ai appris en équipe, j’ai écrit en duo, j’ai pleuré en solo, mais j’ai évolué. Et j’ai aimé le faire. J’ai aimé apprendre, j’ai aimé écrire, j’ai aimé progresser et j’ai aimé être fière de mon travail.
À la rédaction, la hiérarchie n’existe qu’officiellement. Tout le monde est accessible : journaliste, grand-reporter, chef de service, rédacteurs en chef, chef de rédaction… Les « vous » n’existent pas, les « tu » règnent en maîtres. Tout le monde se connaît, dans la rédac et en dehors. Une ambiance apaisante flotte dans les bureaux.
L’intégralité de l’équipe Point de Vue travaille dans les locaux de Paris, 100 avenue de Suffren. Seule Maud Garmy n’écrit pas depuis la capitale, pour des raisons logistiques.
L’organigramme de l’Équipe Point de Vue
© Lou-Ann Risse
Un podcast créé et animé par la cheffe de la rédaction du magazine Point de Vue, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, la Community Manager, Zoé Tison et par l’apprentie journaliste, Lou-Ann Risse !