Bref, ça partait mal. L’atelier “Web to Print” est arrivé et on était déjà tous très stressés. On avait deux semaines pour créer un magazine de A à Z. On nous a annoncé que notre partenaire de cette année était linternaute.com. On s’est regardé, on a regardé Paris, on s’est regardé, on était perplexe. Linternaute c’est : les copains d’avant, les parents des années 70… En gros, c’est pas nous. Alors on est allées sur le site, on a exploré, fouillé, et ça nous a inspiré. On a souri.
Le lendemain, on devait choisir nos rubriques… C’était dur, mais tout le monde s’en est accommodé. Première conférence de rédaction, il fallait établir le squelette du journal. On s’est fâché. On a débattu, on s’est crié dessus, on a boudé. Mais il fallait qu’on travaille ensemble, alors on s’est réconcilié.
On a sélectionné des articles, on n’a pas aimé, on les a rejetés, on a recommencé. C’était long. Au bout de trois jours, on avait mal à la tête. Mais on n’avait pas le temps de se reposer. Alors on a relu les pages des uns et des autres pour se corriger. Et donner des conseils à tout va pour la mise en page. Bref, on s’est entraidés. Et on s’est à nouveau disputés. Mais le travail d’équipe, en journalisme, ça paye. Alors on a réussi à avancer.
Certains articles étaient terminés. On pensait avoir fini, mais en fait, c’était pas fini. Il nous restait la première et la quatrième de couverture, le sommaire et l’édito. On a dû se concerter. Ceux qui avaient fini se sont penchés dessus, les autres se sont bougés. Clémence, la maquettiste, nous a aidé pour : le sommaire, les couvertures, la mise en page des articles. En clair, pour tout. C’était au tour de l’édito. On a réfléchi à la forme, et là on s’est dit : “Pourquoi on ferait pas une réf à Kyan Khojandi ?”. Bref, on a créé un magazine.
Réalisé avec Alicia Faure et Astrid David de Vignerte.